Voici le manifeste présenté par le club Gauche Avenir , à l'issue du colloque sur la laïcité qui s'est déroulé à l'Assemblée nationale le 10 octobre.
Le 9 décembre 1905, les représentants du peuple inscrivaient dans la loi les principes indéfectibles de la laïcité, valeur universelle d'unité, de liberté,
d'égalité, de concorde et pierre angulaire de la République.
Par son article 1er, la loi proclamait la liberté de conscience, le droit de croire ou de ne pas croire, et le libre exercice des cultes. De ce
fait, la laïcité n'est pas hostile aux religions, contrairement à une contre-vérité courante.
Par son article 2, elle proclamait l'indépendance réciproque de l'Etat et des cultes. De ce fait, elle s'opposait au cléricalisme, c'est à dire
l'intrusion d'autorités religieuses dans la vie politique et les lois de l'Etat. En stipulant que « la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte », elle posait comme un principe
l'universalité de son orientation, condition de l'égalité de traitement de tous les citoyens, qu'ils croient en Dieu ou non.
Aujourd'hui, la laïcité est bafouée par les agissements et les intentions déclarées des plus hautes autorités de l'Etat. La République est
fragilisée par la progression du communautarisme social, ethnique, religieux, qui divise de plus en plus la société. Elle subit de plus en plus fortement les pressions d'un cléricalisme
renaissant, qui s'installe dans l'Union Européenne et en particulier en France, comme en témoigne la récente violation du Code de l'éducation, qui confie la délivrance des diplômes universitaires
au seul Enseignement Supérieur Public.
Gauche Avenir dénonce ce recul de plus d'un siècle et souhaite le réveil des consciences, pour que renaisse la République indivisible, laïque,
démocratique et sociale.
Ce 10 octobre 2009, nous appelons à un réengagement de toutes les forces laïques et à leur conjonction dans une structure de coordination, à
l'image de ce que représenta le CNAL dans l'enseignement, afin de redonner corps et vigueur à l'idéal laïque.
Nous appelons les partis politiques qui se réclament de cet idéal à s'opposer résolument à toute tentative de modifier la loi du 9 décembre 1905, à inscrire dans
leur programme les mesures nécessaires à cette renaissance et à s'engager solennellement à les appliquer, le moment venu, notamment :
- réhabiliter dans ses applications l'article 2 de la loi de 1905 et, en conséquence, s'engager à légiférer dans le sens d'un retour à
l'autofinancement des établissements privés d'enseignement ;
s'opposer à l'intrusion à tous les niveaux (mondial, européen, national) des pouvoirs religieux dans l'élaboration des lois régissant la vie civile
et œuvrer à la création d'une « organisation mondiale de la laïcité », à l'image de l' «Organisation internationale de la francophonie », appelée à intervenir à l'ONU, dans les instances
européennes ;
- stopper la désorganisation des services publics et leur mise en concurrence, notamment dans l'éducation, la santé, la recherche scientifique
;
- renforcer au contraire les services publics par l'élaboration d'une « charte des services publics », garantissant leur indépendance vis-à-vis des
pouvoirs politiques, religieux, économiques, charte que devrait signer tout postulant à un emploi de la Fonction Publique ;
- développer l'enseignement à l'école de la laïcité et notamment de la loi de 1905.
Comment améliorer les conditions de travail et prévenir les suicides ?
Alors que l’actualité récente a mis en avant le cas de salariés de grandes entreprises qui se sont suicidés sur leur lieu de travail ou qui ont expliqué leur geste par leurs conditions de travail, l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) propose en ligne un dossier destiné à prévenir ce type de situation.
Ce dossier est axé sur la prévention collective dans l’entreprise. Celle-ci doit consister d’abord à mettre en commun les approches des différents acteurs (médecin du travail ou infirmière du travail, direction des ressources humaines, instances représentatives du personnel, encadrement, collègues). L’Anact insiste aussi sur la nécessité de restaurer des espaces de dialogue, de régulation et de coopération ainsi que d’élaborer un repérage des signes précurseurs permettant d’identifier les risques. Enfin, pour illustrer son propos, l’Anact présente toute une série de guides à télécharger, des vidéos et une bibliographie.
Le réseau Anact a pour vocation d’améliorer notamment la situation des salariés. Ce réseau encourage les entreprises à placer le travail au même niveau que les autres déterminants économiques (produits, marchés, technologies…) et privilégie la participation de tous les acteurs de l’entreprise (direction, encadrement, salariés) aux projets de développement.
L'annonce brutale de la prochaine suppression de l'institution du défenseur des enfants provoque des réactions unanimes tant de la part de Dominique Versini que du milieu professionnel. Deux projets de loi présentés lors du conseil des ministres du 9 septembre suppriment l'Institution du Défenseur des enfants (créée comme Autorité indépendante par la loi du 6 mars 2000) et diluent ses missions au sein d'un nouveau Défenseur des droits. La Défenseure des enfants, Dominique VERSINI, réagit dans un communiqué de presse explicite où elle parle de « stupeur », de « maltraitance institutionnelle », et rappelle qu'elle n'a été « ni consultée ni auditionnée » malgré ses demandes réitérées depuis 2007. On se souvient que cette institution avait déjà fait l'objet il y a quelques années de coupes sombres dans ses moyens, les positions prise alorspar la première défenseure des enfants, Claire Brisset, n'ayant pas l'heur de plaire au pouvoir en place...
En juin dernier, c'était Nadine Morano qui expliquait aux acteurs de la protection de l'enfance que le décret relatif au fonds national de financement de la protection de l'enfance (prévu par la loi du 5 mars 2007) n'était plus utile puisque jusque là on s'en est passé, et que ce n'est pas pire ! La casse continue: le président revanchard a toujours préféré « sa loi » du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance (dont le fonds spécial, en revanche, abonde : 37 millions d'Euros en 2009, et finance à qui en veut des projets de vidéosurveillance, puisque c'est sa priorité cf. la circulaire en lien ci-dessous) et il n'a pasnon plus supporté les prise de position de Dominique Versini sur un certain nombre de sujets.
Cynisme, brutalité, absence de dialogue, on y est habitué sur des thèmes qui font le clivage gauche droite (immigration, droit du travail, politique sociale). Mais la même méthode sur des sujets qui firent autrefoisl'unanimité « républicaine », comme l'enfance en danger...
Des grenouilles dans une marmité trouvaient l'eau froide bien agréable, elles décidèrent d'y rester. Bientôt l'eau fut à peine tiède, il s'en trouva certaines pour apprécier, « enfin du changement !». Quand l'eau devint chaude, quelques-unes se regardèrent en s'engourdissant. On ne saura jamais si certaines ont eu l'intention d'en sortir, elles ont toutes fini par être cuites.
Sur http://www.defenseurdesenfants.fr/ lire le communiqué de Dominique Versini, et l'appel à soutien.
http://www.lacse.fr/ressources/files/prevention_delinquance/circulaire_FIPD_2009_230109.pdf
Extrait de Lettre d'information du réseau
social - N° 164 (07/10/2009)
« Loi Carle : introduction d'un chèque éducation à la française », par Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi
« On crée les conditions d’une guerre scolaire perpétuelle, permanente et de moins en moins larvée. » L'enseignant Eddy Khaldi et la journaliste Muriel Fitoussi, auteurs de « Main basse sur l’école publique », posent un regard sans concession sur la loi Carle tendant à « garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence », adoptée définitivement par l'Assemblée nationale lundi 28 septembre 2009.
Imaginons demain une loi obligeant au nom de la « liberté fondamentale d’aller et venir », les maires des communes de notre pays, à supporter, en plus de leurs transports publics, les courses particulières en taxi de leurs habitants. Nouveauté, ce « chèque transport » serait aussi versé au départ d’autres villes ou villages, au détriment du développement et de l’entretien de leurs propres transports publics. Ces derniers risqueraient de disparaître et priver ainsi l’ensemble des citoyens d’un service public que la collectivité publique, en contrepartie de leurs impôts, est censée leur fournir. Contrainte financière pour le moins ubuesque, imposée à la collectivité au nom de convenances personnelles, sans accord préalable. Le consommateur est encouragé à s’affranchir de la conscience citoyenne la plus élémentaire. On pourrait encore imaginer pareille innovation, dans le domaine du droit à la santé, avec une concurrence généralisée en privilégiant les cliniques privées par rapport aux hôpitaux publics…
INDIVIDUALISER LE RAPPORT À L'ÉCOLE
Remplacez à présent le mot « transport », par le mot « école ». La fiction alors, devient réalité. En 2004, un article 89 introduit subrepticement, par un amendement détourné, dans la loi « libertés et responsabilités locales », obligeait les maires, sans que ces derniers aient voix au chapitre, à payer la scolarité de leurs élèves fréquentant des écoles privées implantées sur d’autres communes. Surcharge financière annuelle, non compensée par l’État de 500 millions d’euros. Sans même nécessairement évoquer la question du vivre ensemble, les élus rechignent à de telles dépenses.
Une rupture fondamentale est initiée, pour la première fois, dans le dispositif législatif qui établit un rapport institutionnel fort et hautement symbolique, entre l’École et sa commune. Les collectivités territoriales n’ont ainsi, en vertu de ce lien consubstantiel, de compétences et de charges afférentes que pour les établissements publics d’enseignement. Pour les écoles privées, la commune n’a aucune compétence, uniquement des charges imposées au travers de la loi Debré de 1959. Loi Debré qui, rappelons-le, régit les « rapports entre l’État et les établissements d’enseignement privés » et non avec « l’enseignement catholique ». Ce dernier s’arroge ainsi et depuis 1960, un droit illégal de représentation d’un réseau confessionnel. La relation institutionnelle école commune, fondatrice d’un lien citoyen, est bradée, au mépris de la « libre administration des collectivités locales », principe constitutionnel, et au profit d’une relation purement utilitariste et consumériste où ce citoyen cède finalement le pas devant le consommateur, appelé à choisir « librement » au sein d’un vaste marché scolaire dérégulé, au sein duquel l’Institution d’enseignement devient un simple service…. On passe d’un financement objet - enseignement - à un financement sujet - enseigné - afin d’introduire un « education voucher » à la française.
On pouvait penser, au vu des réactions républicaines de droite et de gauche que cet article 89 était promis, à une mort certaine. Mais non : le 28 septembre, les députés ont voté la loi Carle, du nom du sénateur UMP éponyme, à qui l’on doit l’initiative. Précisément, la raison d’être de la loi Carle est, dit-on, d’éteindre à jamais la guerre scolaire et la rébellion des élus, grâce à la « clarification » de trop nombreuses zones d’ombres juridiques. En réalité, la loi Carle conserve l’essentiel de la lettre et de l’esprit de l’article 89, et n’en diffère que par le saupoudrage de quatre conditions désormais exigées, difficiles à contrôler, des futurs bénéficiaires : une « capacité d'accueil » de la commune de résidence insuffisante, une « obligation professionnelle » quelconque, « des raisons médicales », ou encore, un frère ou une sœur déjà scolarisé dans la commune d’accueil. Voilà pour les conditions d’un financement obligatoire faciles à contourner, voire à créer de toutes pièces, dans le cas du regroupement familial, puisqu’il suffit aux familles d’inscrire leur premier enfant dans l’école privée de leur choix et réclamer l’automaticité pour les suivants. Cependant que le financement reste autorisé, dans tous les autres cas.
Avec cette loi Carle, des principes constitutionnels sont interpellés. Elle institue pour la première fois en France, de manière certes déguisée, un authentique chèque éducation, qui pose abruptement le principe d’obligation d’un financement généralisé et non contrôlé à l’élève et ce pour le seul bénéfice des établissements d’enseignement privé. Au motif de la parité, c’est en réalité, l’inégalité qui est consacrée entre les citoyens. La loi Carle instaure pour ce faire, une confusion sémantique et un abus juridique entre les concepts de liberté de l’enseignement et de financement obligatoire.
PARITÉ DE SUBVENTIONS, DISPARITÉS D'OBLIGATIONS ET DE CHARGES
L’abus du concept politique de « parité » entre établissements publics et privés, n’a aucun fondement juridique, tout au contraire. Le concept de liberté d’enseignement n’impose en aucune façon, un financement obligatoire et systématique par les collectivités publiques pas plus que la liberté d’aller et venir. Ce que confirme le Conseil constitutionnel : « On ne saurait exiger que toutes les formations dispensées dans les établissements de l’enseignement public le soient avec l’aide de l’État dans les établissements de l’enseignement privé » (extrait de la décision 99-414 du 8 juillet 1999). Il ne saurait, donc, exister de parité, qu’à égalité d’obligations et de charges.
Chaque année, dans chaque commune, la loi Carle nous conduit un peu plus vers une guerre scolaire permanente. Ses conditions d’application restent floues et seront à n’en pas douter, contournées. Cette loi constitue une prime et un chèque scolaire en blanc pour le privé, un droit de tirage imprévisible sur le budget de chaque commune. Les écoles privées, pour leur part, sélectionnent leurs « clients ». Des concurrences entre écoles publiques et privées mais aussi entre écoles privées, vont s’instaurer. Ce que nous redoutons, d’autres l’espèrent. Ainsi lors du débat, le 28 septembre 2009 à l’Assemblée nationale, le député UMP Christian Vanneste a lui, franchi sans complexes, le Rubicond qui sépare une pensée d’une arrière-pensée : « Si l'enseignement privé est surtout privé de moyens, l'enseignement public a besoin de liberté et d'autorité. L'excellente idée d'un chèque éducation pourrait rendre réelle une liberté aujourd’hui virtuelle. Chaque famille, munie de ce chèque, choisirait son école, qui disposerait des deniers publics en proportion des inscrits ». Comment être plus clair…
La loi Carle constitue une menace prévisible pour l’existence des écoles des communes rurales et, conjuguée à la disparition promise de la carte scolaire, annonce une fuite discriminatoire des écoles publiques de la banlieue vers les écoles confessionnelles du centre-ville. Nanterre paierait pour Neuilly, avec une cristallisation toujours plus dangereuse des ghettos hélas déjà constitués.
L’enjeu apparaît très clairement, dans l‘esprit du secrétaire général de l’enseignement catholique Éric de Labarre, qui vient de déclarer que la loi Carle était « un bon compromis politique à l'instant T ». Philippe Meirieu a raison d’affirmer : « La guerre scolaire n’est pas de l’histoire ancienne, elle se déroule, aujourd’hui, sous nos yeux. (…) Nous sommes aujourd’hui devant un choix décisif, nationaliser l’enseignement privé ou privatiser l’enseignement public. »
Eddy KHALDI
Muriel FITOUSSI
Auteurs de « Main basse sur l’école publique »
Editions DEMOPOLIS
Visitez le site : http://www.main-basse-sur-ecole-publique.com/
Le régime de la disponibilité d'office pour maladie des fonctionnaires territoriaux a été modifié récemment par un
texte passé un peu inaperçu qui a modifié le décret sur l'organisation des comités médicaux et le régime des congés de maladie des territoriaux.
In La Lettre du cadre territorial n°387, 1er octobre 2009
Lire le dossier :
http://sd-1.archive-host.com/membres/up/5346494225409232/Conges-maladie-une-reforme-importante.pdf
Au 31 décembre 2007, les communes employaient 1,06 million d’agents, soit une hausse de 8.600 agents (+0,82%) par rapport à 2006
Selon des données provisoires de l’INSEE (1), au 31 décembre 2007, l’effectif total des agents de la fonction
publique territoriale serait marqué par une forte croissance du nombre de personnes employées par les collectivités territoriales: 1,87 million de personnes employées à titre principal, soit une
hausse de 82.700 salariés employés àn titre principal (+4,62% de progression par rapport au 31 décembre 2006).
Les communes seules employaient 1,06 million d’agents, soit une hausse de 0,82%.
«Les deux tiers de cet accroissement sont absorbés par les conseils régionaux et départementaux. C'est la conséquence du mouvement d'intégration des personnels titulaires de l'Etat dans la
fonction publique territoriale, prévu par la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales. Le développement des structures intercommunales contribue également à
l'accroissement des effectifs», commente l’INSEE.
Cet "INSEE Résultats" décrit l'emploi dans les collectivités territoriales et les établissements publics locaux de la France métropolitaine, des DOM et de Saint-Pierre-et-Miquelon au 31 décembre
2005, 2006 et 2007.
Ces données sont issues d'une enquête annuelle par questionnaire «auto-rempli» par la collectivité ou l'organisme enquêté. Les principales informations sont les suivantes: le statut des personnes
employées (titulaires, non titulaires, assistantes maternelles, emplois aidés et apprentis), leur sexe, la condition de leur emploi qui fournit une indication sur leur temps de travail, leur
cadre d'emploi qui donne leur filière et leur catégorie hiérarchique et enfin la localisation de leur emploi (région et département).
(1) "L'emploi dans les collectivités territoriales au 31 décembre 2005, 2006 et 2007", INSEE Résultats n° 98, septembre 2009. Voir lien ci-dessous.
http://www.insee.fr/fr/themes/detail.asp?ref_id=ir-colter050607
In territorial.fr 28/09/2009
Brice Hortefeux s'est exprimé devant l'Association des maires de France, le jeudi 17 septembre 2009.
Le ministre a confirmé que le projet de loi sur la réforme des collectivités territoriales sera présenté en Conseil des ministres au cours de la seconde quinzaine d'octobre, afin que la discussion parlementaire puisse s'engager dès la mi-décembre au Sénat.
Brice Hortefeux a souligné que « le maillage communal du territoire français, c'est avant tout une source de vitalité démocratique et d'énergie locale. La feuille de route que le Président de la République a fixée est sans ambiguïté : réformer notre organisation territoriale avec résolution, mais dans le respect des communes.» Le Gouvernement proposera donc «une réforme ambitieuse, qui repose sur l'adhésion des communes en faisant le pari que ce sont les maires eux-mêmes qui sont souvent les plus conscients que les choses doivent changer, que notre organisation territoriale doit évoluer, s'adapte »r.
Le ministre a évoqué les trois grandes orientations de la réforme, en ce qui concerne les communes :
Le projet avance ... mais les collectivités restent encore dans le flou ... affaire à suivre !
Bernard Derosier, président du CSFPT, «déplore» le retrait du droit de vote pour les employeurs publics locaux dans
les instances paritaires
Bernard Derosier, président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), est intervenu hier à
l’occasion du 79ème congrès de l’Assemblée des départements de France, sur les enjeux actuels liés à la fonction publique territoriale.
Bernard Derosier a fait part de ses interrogations concernant les conséquences du projet de loi relatif à la rénovation du dialogue social dans la fonction publique. Il «déplore» notamment le
retrait du droit de vote pour les employeurs publics locaux, dans les instances paritaires.
Il regrette par ailleurs la proposition de création d’un «Conseil supérieur de la fonction publique» – nouvelle instance de dialogue, commune aux trois fonctions publiques – qui aurait pour
conséquence de reléguer le CSFPT dans un rôle secondaire. «Sous couvert de la rénovation du dialogue social, indique Bernard Derosier, le gouvernement entend limiter le rôle des employeurs
publics locaux dans le dialogue paritaire et même supprimer le droit de vote des élus.»
Depuis plusieurs années, dit-il, «la politique du gouvernement n’est pas à la hauteur des enjeux du service public. L’Etat a choisi de stigmatiser la fonction publique et ceux qui la servent au
travers d’une campagne de culpabilisation portant sur les effectifs et les coûts. Les nouveaux dispositifs que sont la possibilité de licenciement de fonctionnaires et le recours à l’intérim
n’annoncent rien de bon pour l’efficacité des services publics.»
De même, la «disparition du secrétaire d’Etat à la Fonction publique lors du dernier remaniement ministériel nuit à la qualité du dialogue social avec les élus territoriaux.»
Si l’évolution de l’organisation des collectivités et l’adaptation de la fonction publique territoriale sont indispensables, Bernard Derosier estime qu’il est «nécessaire d’élaborer une véritable
réforme qui s’inspirera des principes fondamentaux de la décentralisation et du service public.»
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